L’eau se ressource grâce à l’agriculture bio

dimanche 27 août 2017
par  Maitre de la toile
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Trois ans déjà que cet article très intéressant est paru dans Rue89 Bordeaux Il est plus que jamais d’actualité dans les Landes L’article fait partie d’une série que nous ne pouvons que vous conseiller de lire, et en particulier celui-ci que nous conseillons tout particulièrement à nos amis de l’ARS des Landes, de la Chambre d’Agriculture des Landes, du SIBVA, du SINEL, et du Sydec. La lecture leur en sera profitable, si toutefois, ils ont le temps de le lire.

Voici l’article :

Dépolluer de l’eau coûte 27 fois plus cher que de soutenir l’agriculture bio sur les aires de captage. Un réseau encourage la conversion bio d’exploitations agricoles, avec des résultats probants sur l’emploi et l’environnement, présentés ce mardi à Bordeaux.La France engloutit 54 milliards d’euros par an pour dépolluer l’eau souillée par les rejets de l’agriculture et de l’élevage – engrais, pesticides… C’est à dire une somme équivalente au budget européen de la PAC (politique agricole commune).

Le champ captant du Thil fournit (après traitement) 40% de l’eau potable de la CUB (Photo Eau de la CUB/DR)

Il faut dire que l’état des nappes phréatiques est autres réserves d’eau douce n’est pas fameux : 400 captages sont abandonnés chaque année pour cause de pollution d’origine agricole, et on retrouve la présence des pesticides dans la majorité des points d’observation. Si bien que la France, 1er utilisateur de pesticides d’Europe, est régulièrement condamnée par l’Union pour non respect de la directive-cadre eau.

L’enjeu est sanitaire, mais aussi économique, en particulier dans les zones côtières comme l’Aquitaine, où la mauvaise qualité des eaux a des conséquences immédiates sur la pêche, l’ostréiculture ou le tourisme (interdictions de baignades liées à des pollutions bactériologiques sur les plages basques, par exemple).

Pour combattre la contamination de la ressource, mais aussi préserver la santé des agriculteurs qui manipulent ces produits chimiques, il existe une solution simple : convertir les surfaces agricoles des zones de captage en bio, un mode de culture qui prohibe tout pesticides ou intrants azotés. Cet objectif défini par le Grenelle de l’environnement, est inspiré d’expériences comme celle de la ville de Munich, qui a contractualisé le passage au bio des agriculteurs des environs.

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