Le Bruit

vendredi 18 novembre 2016
par  Maitre de la toile
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Le plans de prévention du bruit dans l’environnement PPBE [1], et les PEB pour les aérodromes sont des outils destinés à évaluer le bruit autour d’infrastructures bruyantes.

Les PPEB permettent de réaliser des cartes de bruit, ils sont utilsé pour modélisr le bruit en agglomération, ou à proximité d’infrastructures de transport, de production..,

LE PEB ou (Plan d’Exposition au bruit) est lié aux infrastructures aériennes (Aérodromes, bases de l’armée de l’air...).

Ces plans utilisent un outil commun le Lden

Le bruit des infrastructures de transports terrestres, nouvelles ou faisant l’objet de modifications, est réglementé par l’article L 571-9 du code de l’environnement, le dé­cret N° 95-22 du 9 janvier 1995, et les arrêtés du 5 mai 1995 et du 8 novembre 1999.Sont ex­clues de la directive - les travaux de modernisation, de renouvellement ou d’électrifica­tion des infrastructures ferroviaires.

La mise en œuvre de la directive n° 2002/49/CE en droit national exige de mettre en place, en plusieurs étapes, des outils de diagnostic (les cartes de bruit) destinés à identi­fier les mesures à prendre dans le cadre de plans de prévention du bruit dans l’environ­nement. Cela concerne les grandes infrastructures de transports (route, fer, air) et les grandes agglomérations.

Les plans de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE) tendent à prévenir les effets du bruit, à réduire, si nécessaire, les niveaux de bruit, ainsi qu’à protéger les zones calmes.

Ils recensent les mesures prévues par les autorités compétentes pour traiter les situa­tions identifiées par les cartes de bruit et notamment lorsque des valeurs limites sont dépas­sées ou risquent de l’être.

Les cartes de bruit sont destinées à permettre l’évaluation globale de l’exposition au bruit dans l’environnement et à établir des prévisions générales de son évolution.

Elles comportent un ensemble de représentations graphiques et de données numé­riques.

PNGCarte bruit PPEB (cliquer dessus pour agrandir)

PNG Carte d’exposition au bruit aérodrome (cliquer dessus pour agrandir)

l’arrêté du 5 mai 1995 plafonne notamment à 60 dB(A) et 55 dB(A) les bruits diurne et nocturnes en façade

Bruit :

Le bruit est une vibration de l’air qui se propage. Il varie en fonction du lieu et du moment de la journée. Il se caractérise par sa fréquence (grave ou aiguë) et par son niveau (faible ou fort).

La gamme des fréquences audibles pour l’homme va de 10 à 16 000 Hz environ et varie suivant l’âge de la personne. La plupart des bruits de l’environnement se situent entre 500 et 2000 Hz, tout comme les fréquences de la parole.

 20 Hz (très grave) et 20 000 Hz (très aigu)

Décibel :

Le décibel permet d’exprimer une pression ou une puissance acoustique par une valeur sans dimension et facilement manipulable. Il est noté dB ou dB(A) lorsqu’on lui applique une pondération particulière (voir pondération A). Ainsi, les niveaux sonores varient généralement entre 20 et 110 dB(A) :

  • Vent léger : 20 dB(A)
  • Chambre à coucher : 30 dB(A)
  • Conversation : 50 à 60 dB(A)
  • Salle de classe, rue à gros trafic : 70 dB(A)
  • Restaurant scolaire : 80 à 90 dB(A)
  • Tondeuse à gazon (moteur à explosion) : 90 dB(A)
  • Concert, discothèque : 105 à 110 dB(A)
  • Réacteur d’avion (à quelques mètres) : 120 dB(A) Le décibel étant une grandeur logarithmique, sa manipulation demande quelques précautions. Ainsi, lorsque l’on double le nombre de sources sonores d’un bruit, le niveau sonore n’augmente que de 3 dB (ex : 80+80=83) :

Émergence :

Notion utilisée dans plusieurs réglementations pour caractériser la gêne potentielle subie par des riverains. Elle caractérise la différence entre le bruit avec activité et le bruit sans activité (bruit résiduel). Ainsi dans le cas des sites industriels classés (ICPE), des émergences limites diurne et nocturne sont fixées dans toutes les zones à émergences réglementées (ZER). Les valeurs les plus courantes sont respectivement de 5 et de 3 dB(A).

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émergence

Émergence (cliquer dessus pour agrandir)

Leq ou LAeq :

Niveau de bruit équivalent (pondéré A ou non) déterminé sur un temps court, de l’ordre de la seconde ou parfois moins. Grâce à leur capacité de stockage importante, la plupart des sonomètres actuels permettent d’enregistrer cette grandeur sur des temps relativement longs, parfois de plusieurs jours.

Pondération A :

Afin de tenir compte de la sensibilité de l’oreille humaine, différente selon la fréquence (graves, aigus), une courbe de pondération en fonction de la fréquence est utilisée. Cette courbe porte le nom de pondération A ; les niveaux de bruit et de puissance ainsi corrigés sont alors exprimés en dB(A) et non plus en dB. L’atténuation par octave est donnée dans le tableau ci-après :

f (Hz) 631252505001000200040008000
pondération (dB) - 25 - 16 - 8.5 - 3 0 + 1 + 1 - 1

 
Puissance : acoustique :

Caractéristique intrinsèque d’une source sonore qui définit son pouvoir d’émission sonore, en terme d’intensité, de fréquence et de directivité. Elle s’exprime également en décibel et se note Lw. Tout comme pour le niveau de bruit, elle peut être pondérée A

En d’autre terme, cela signifie que dans ce cas, le bruit diminue de 6 dB chaque fois que l’on double la distance entre la source et le récepteur.

Les indicateurs de bruit réglementaires actuellement en vigueur sont les LAeq(6h-22h) et

LAeq(22h-6h) définis par la norme NF S 31-110 ; ceux-ci pourront à terme être remplacés par les

indicateurs LAeq(6h-18h), LAeq(18h-22h) et LAeq(22h-6h), par souci de cohérence avec les

indicateurs imposés dans le cadre de la directive européenne n° 2002/49/CE du 25 juin 2002.

Voici l’équation du modèle. nous la donnons pour montrer la complexité du modèle.

Il s’agit d’une échelle logarithmique. En conséquence l’accroissement d’une dizaine correspond à la multiplication par 10 du bruit un doublement du bruit est montré par un accroissement de 3 sur l’échelle. Ainsi en passant de 20 à 30 ou de 100 à 110, on multiplie le bruit par 10.

En passant de 62 à 65, ou de 88 à 91, on double le bruit.

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Avec :

— Lday est le niveau sonore moyen à long terme pondéré A tel que défini dans ISO 1996-2 : 1987, déterminé sur l’ensemble des périodes de jour d’une année,

— Levening est le niveau sonore moyen à long terme pondéré A tel que défini dans ISO 1996-2 : 1987, déterminé sur l’ensemble des périodes de soirée d’une année,

— Lnight est le niveau sonore moyen à long terme pondéré A tel que défini dans ISO 1996-2 : 1987, déterminé sur l’ensemble des périodes de nuit d’une année, sachant que :

  • — le jour dure douze heures, la soirée quatre heures et la nuit huit heures ; les États membres peuvent diminuer la période « soirée » d’une ou deux heures et allonger en conséquence la période « jour » et/ou la période « nuit », pour autant que ce choix soit le même pour toutes les sources et qu’ils fournissent à la Commission des informations concernant la différence systématique par rapport à l’option par défaut,
  • — le début du jour (et par conséquent, le début de la soirée et de la nuit) est déterminé par l’État membre (ce choix est le même pour toutes les sources de bruit) ; les périodes par défaut sont de 7 à 19 heures, de 19 à 23 heures et de 23 à 7 heures, en heure locale,
    — une année correspond à l’année prise en considération en ce qui concerne l’émission du son et à une année moyenne en ce qui concerne les conditions météorologiques,et que :
  • — c’est le son incident qui est pris en considération, ce qui signifie qu’il n’est pas tenu compte du son réfléchi sur la façade du bâtiment concerné (en règle générale, cela implique une correction de 3 dB lorsqu’on procède à une mesure). La hauteur du point d’évaluation de Lden est fonction de l’application :
  • — dans le cadre d’un calcul effectué aux fins d’une cartographie stratégique du bruit concernant l’exposition au bruit à l’intérieur et à proximité des bâtiments, les points d’évaluation se situent à 4,0 ± 0,2 m (3,8 à 4,2 m) au dessus du sol, du côté de la façade la plus exposée ; à cet effet, la façade la plus exposée est la façade externe faisant face à la source sonore spécifique et la plus proche de celle-ci ; dans les autres cas, d’autres configurations sont possibles,
  • — dans le cadre d’un calcul effectué aux fins d’une cartographie stratégique du bruit concernant l’exposition au bruit à l’intérieur et à proximité des bâtiments, on peut retenir d’autres hauteurs, mais elles ne doivent jamais être inférieures à 1,5 m au-dessus du sol et les résultats doivent être corrigés en conséquence avec une hauteur équivalente de 4 m ;

— pour d’autres applications, telles que la planification et le zonage acoustiques, on peut retenir d’autres hauteurs, mais elles ne doivent jamais être inférieures à 1,5 m au-dessus du sol, par exemple pour :

  • — les zones rurales comportant des maisons à un étage,
  • — des mesures locales, en vue de la réduction de l’impact sonore sur des habitations spécifiques,
  • — l’établissement d’une carte de bruit détaillée d’une zone de dimensions limitées, montrant l’exposition au bruit de chaque habitation.
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secteur calme : LAeq jour 60 dB(A) - LAeq nuit 55 dB(A) ;

secteur bruyant : LAeq jour 65 dB(A) - LAeq nuit 60 dB(A).

La période nocturne court de 22 heures à 6 heures, celle de jour, de 6 heures à 22 heures.

Cet outil est remarquable, mais comme tout outil il a des limites. Ainsi, lorsque vous l’utilisez pour déterminer l’exposition au bruit dans une zone qui comporte un bruit de fond homogène avec des émergences rares de très courtes durées mais très forte en intensité, alors le Lden ne mettra pas en évidence la gêne occasionnée par ces émergences violentes. A contrario, les gens exposés pourront être très fortement incommodés par les émergences, surtout si elles se produisent à des moments précis (le TGV de 18h26). Dans ce dernier cas, il y a un risque de sur exposition au stress par l’attente de l’inévitable. C’est ce qui peut se passer sur une LGV du type GPSO, ou de l’aérodrome militaire de Mont de Marsan.

Exemple à usage démonstratif à ne pas faire : Prenez un aménageur futé, scientifiquement formé. Installez le confortablement pendant une heure dans un fauteuil de ministre, avec un masque sur les yeux, dans des conditions propices à la sieste avec une très légère brise sur le visage. Puis, faites lui administrer une claque toutes les 20 minutes par un bon 3° ligne.

Après 1 heure , Demandez lui son avis ...

  • S’il exprime la moindre douleur, expliquez lui qu’il s’est trompé et qu’en moyenne, compte-tenu des moments de repos dont il a bénéficié, il n’a reçu que la douce pression de la douce caresse d’une main tendre.
  • S’il conteste votre mode de calcul, répondez lui que vous vous contentez d’utiliser les mêmes modes de calcul que ceux qu’il estime scientifiquement prouvé en matière de pollutions sonores.



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