Deuxième réunion publique golf de Tosse à Capbreton : Lamentable

jeudi 3 mars 2016
par  Maitre de la toile
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Dossier complet ici

Projet de complexe Touristique et Résidentiel à dominante Golfique de TOSSE

Les réunions se suivent et ne se ressemblent pas. Lors de la première réunion publique de Tosse organisée par le porteur de projet (MACS, plus Département), nous avions trouvé l’effort de communication remarquable, le fond inexistant.

Cette fois ci nous ils ont fait dans le lamentable.

Heureusement cette réunion a été sauvée du désastre par l’intervention de Didier Tousis qui portait la parole du collectif des associations. Il fut excellent. Vous trouverez ci-dessous son texte.

Faire un compte rendu de cette réunion sera difficile tellement ce fut affligeant et inconsistant. A l’image de l’exposé du dernier intervenant qui représentait un cabinet d’étude architectural basco-espagnol. Nous avons eu droit à des photographies de Tosse, les cartes Cassini et Napoléonienne, mais rien sur le projet.

La tribune nous a laissé une impression de défaite annoncée, de porteurs de projet perdus. Il est vrai que le chef de clan n’était pas là, empêché. Ils étaient bien seuls, bien inefficaces. Leur mauvaise foi, était aussi perceptible que leur solitude. A noter que le département était encore représenté par le cantonnier d’à côté. L’élu départemental local n’étant peu être pas fréquentable, à moins qu’il ne soit un opposant au projet. Comme la dernière fois, on ne répond pas aux questions posées lorsqu’elles sont gênantes, on élude, on répond à côté, mais cette fois il n’y avait pas la force de conviction, la puissance de persuadsion d’un Manolo 1° même fatigué.

Comment peuvent ils toujours faire semblant de croire à ce projet, à sa rentabilité à son intérêt, alors qu’un rapide survol des données accompagnée de simples petits calculs d’ordres de grandeurs montre immédiatement l’incohérence de ce GPI2.

Voici deux exemples. Un golf a besoin de deux financements :

  • Un financement pour sa construction
  • Un financement pour son fonctionnement

La collectivité nous affirme que pas un seul centime public ne sera dépensé pour financer ce projet. A part le fait que déjà 2 millions d’€ ont été donné, nous allons voir comment la chose est vraisemblablement impossible.

La construction du golf : la collectivité vend des lots à urbaniser. Le bénéfice réalisé doit permettre la construction sans apport d’argent public. Or à Tosse le méga golf de 45 trous étendu à 51 se trouve associé à du logement social peut être pour faire passer le bébé. Nous espérons qu’aucun bénéfice ne sera pris sur les surfaces dévolues aux constructions à prix maitrisé, et même qu’un effort supplémentaire sera fait en faveur des 30% de Shab dévolues au logement social. Nous avons à faire à des élus socialistes de gauche tout de même. On nous dit que le porteur de projet a sollicité Atout France un GIE spécialisé dans ce type de tourisme haut de gamme. Il semble que les études d’Atout France n’aient pas été lues. En effet, ce GIE indique que la construction d’un 18 trous nécessite en général la commercialisation de 20 000 à 30 000 m2 de surface habitable (Shab). Or un petit calcul montre rapidement que la Shab équivalente 18 trous disponible à Tosse ne soit que d’environ 13 800 m2. A vos impôt charmants contribuables.

Pour le fonctionnement : il y a l’hôtel 4* de 100 chambres ouvert toute l’année (on a juste oublié d’aller voir ce qui ce passe chez les voisins d’Hossegor). C’est génial 100 Chambres. L’hôtel doit permettre l’hébergement d’une part importante des golfeurs de hauts de gamme nationaux et internationaux. Là aussi un simple calcul d’ordre de grandeur nous permet d’annoncer que l’hôtel dans le meilleur des cas permettra d’apporter 250 équivalents adhérents annuels soit 14% des 1 800 golfeurs affiliés nécessaires à l’équilibre financier du golf. A vos impôt charmants contribuables.

Voici le texte du discours de Monsieur Didier Tousis :

Nous ne sommes pas venus nous informer, ni poser des questions ; cette concertation, ce dialogue, nous l’avons dit et répété est illégitime, une entreprise de manipulation de l’opinion publique.

Nous vous expliquerons pourquoi.

SEPANSO, Amis de la Terre ont refusé de participer aux ateliers pour cette raison, nouTous n’y a pas été invité. A ceux qui prétendent que nous refusons le dialogue, nous disons ceci : Ce dialogue n’étant pas légitime, nous ne pouvons envisager un échange que dans le cadre d’un vrai débat contradictoire et public, par exemple à l’occasion d’un référendum. Ce à quoi nous avons nous-même invité Mr Emmanuelli dans une longue lettre ouverte en réponse à son interpellation sur son blog. Nous avons au demeurant été les premiers à organiser sur nos deniers une réunion à laquelle nous avons convié les élus et à laquelle il y avait déjà beaucoup de monde.
Nous n’avons pas pris la parole lors de la réunion de Tosse organisée par le porteur du projet pour laisser aux citoyens la possibilité de se faire une idée. Nous n’avons pas voulu prendre en otage cette réunion parce qu’il nous a semblé qu’étant du côté de la vérité, de la loi, du bon sens et de l’éthique, on n’avait pas besoin de s’agiter ni de faire du bruit. Mais puisqu’il semble que nous vous manquons, ça nous fait plaisir, nous sommes venus redire à ceux qui hésitent et veulent encore croire à la sincérité de cette manœuvre parfaitement scandaleuse, notre position.

Ce projet s’est installé sur des mensonges ; j’appelle mensonge toute manœuvre délibérée pour masquer la vérité et abuser des médias et moyens d’informations et de communication afin insinuer dans l’esprit de la population des choses fausses : nous avons la preuve d’un reportage sur i télé où il est annoncé que la Ryder Cup se déroulera dans les Landes ; ces propos ont été ensuite repris dans la presse locale. C’est l’habitude de certains journaux ou journalistes de ne pas vérifier leurs sources quand l’info vient d’une collectivité. Cette rumeur fausse ne s’est pas propagée par hasard ; elle est le fruit de la stratégie du porteur de projet pour marquer les esprits et imposer son projet.

L’imposer à qui ? Mais à tout le monde ! Aux golfs et aux golfeurs locaux qui se trouvent montrés du doigt et n’ont rien demandé ; à la population qui ne comprend pas d’où vient ce débat - manque-t-on de golf dans les Landes ? - aux élus eux-mêmes qui se voient pris en otage : les élus de Soustons, Mr Destenave, Mr Caunègre qui nous expliquent qu’ils n’y peuvent rien, que ça leur est imposé d’en haut. Mr benoist qui nous avoue avoir voté les études à la confiance, sans rien connaître du dossier. Etc etc, chacun doit avoir sa petite expérience.

Les premières études ont été votées à la grande majorité des élus communautaires qui étaient majoritairement opposés au principe même du projet et à son opportunité. A part peut-être le maire d’Hossegor qui lui trouve que ce projet n’est pas assez luxueux, pas assez ambitieux, qu’il n’assume pas son côté golf de luxe pour touristes plein aux as. C’est son droit.

Un peu plus tard, lors de la campagne des élections départementales, Mr Pinatel, Mme Sarriquet, Mr Froustey nous affirment, on les comprend, que cette histoire les embête et qu’ils essayent de négocier avec Mr Emmanuelli une sortie par un référendum. Mais ça ne marche pas. Mr Pinatel et Mme Sarriquet reconnaîtront qu’ils doivent leur défaite à cette histoire de golf. Il faut rappeler qu’à l’époque, tous les autres candidats du canton s’étaient prononcés contre ce projet.

C’est vers cette époque que Sud-Ouest lance une sondage pour ou contre le golf : 70 % contre

plus tard pour ou contre un référendum 70 % pour.

À la même époque se tient la conférence sur le climat où le gouvernement affirme la nécessité, après le drame de Sivens, de recourir au référendum local pour des projets qui ne sont pas acceptés par la population.

Notre pétition compte 3700 signatures bien plus que la cinquantaine d’avis, dont au moins la moitié sont des avis d’opposition, recensés sur le site de dialogue territorial.
Le porteur de projet décide donc, devant l’opposition du territoire, d’ouvrir une concertation qu’il nomme dialogue territorial. Il engage pour ce faire une agence de communication de Bordeaux aux frais du contribuable.

Il s’agissait avant de mensonges, il s’agit désormais de scandale.

Les élus communautaires et départementaux ont voté des études pour un montant qui doit dépasser maintenant les 2 millions d’euros. Or la charte de la concertation de 1993 édictée par le gouvernement exige dans pareil cas que les associations, les citoyens, les autorités compétentes, les collectivités soient concertées et consultées sur l’opportunité du projet, en amont des études de faisabilité ; ceci pour éviter ce que chacun comprend : engager des sommes importantes dans des études de faisabilité sans savoir si le projet sera agréé, accepté par la population, ce qui est une des conditions fondamentales pour sa réalisation disent à l’unisson Mrs Daulouède, Kerrouche, Froustey et Benoist.

Cette concertation est donc illégitime au regard de la charte et au regard de l’éthique édictée par le gouvernement ; dès lors elle est un abus de pouvoir, une entreprise de désinformation et de propagande contre la population, avec l’argent de la collectivité.
Elle est le contraire même d’un dialogue, une prise d’otage de la parole citoyenne, un scandale démocratique.

Nous sommes plusieurs ici à avoir entendu des applaudissements enregistrés sortir des enceintes, pour lancer la claque. Cette méthode est utilisée dans certaines salles de spectacle, ce n’est un secret pour personne. Le garant nous dit, oui mais ce n’est pas très grave. Non, ça prouve simplement la volonté du porteur de projet d’influencer et finalement de tromper la population. Ce n’est pas très grave en effet...
Il était convenu que le dialogue s’achève en décembre et que la décision de poursuite ou d’arrêt du projet soit prise dans la foulée. Mr kerrouche l’a dit et redit. S’il y a des investisseurs valables et qu’on décide de poursuivre, alors on met en débat et on organise un référendum. Sinon, le projet est abandonné. Sauf que c’est repoussé en janvier. Puis maintenant en juin. C’est à dire que le porteur de projet modifie les règles du jeu quand ça l’arrange, revenant sur sa parole et donne la preuve encore une fois que ce dialogue n’est pas honnête, qu’il est instrumentalisé.

Le référendum est ainsi repoussé, alors que le bon sens, l’éthique, la charte de la concertation exigent qu’on consulte la population avant. Parce que les gens d’ici sont idiots mais tout le monde sait ce qu’est un golf, même de 51 trous, un hôtel 4 étoiles, un projet immobilier, et chacun est capable de dire s’il juge que c’est opportun et compatible avec l’intérêt général dans le contexte actuel ou pas.

Vous essayez de nous convaincre qu’il faut connaître le projet dans le détail pour le juger, malheureusement, nous venons de démontrer le contraire, et ce n’est pas nous qui le disons, ce sont les textes officiels qui le stipulent.

Concerter, consulter la population en amont, cela aurait évité de dépenser 2 millions d’euros et de se demander après si on veut de ce projet ou pas.

Un mot sur l’aspect économique ; toute la démonstration du porteur, la justification du projet repose sur une seule chose : la création d’emplois. La création d’emploi dépend de la viabilité, de la réussite du projet qui lui, repose sur le théorème suivant : pour devenir une destination golf, il faut obéir aux golfeurs les plus riches qui exigent de jouer tous les jours de la semaine sur un golf différent dans un rayon de 35 kilomètres. Voilà ce répètent à l’envie pour le justifier les promoteurs de ce projet, élus socialistes, élus de gauche.

Malheureusement pour vous, à Marrakech, au Japon, en Espagne, partout dans le monde, les golfs Resort tel que celui que vous nous présentez ferment. Ce projet est totalement dépassé ; le théorème ne vaut plus. En sciences, en mathématiques, en politique, les choses évoluent, elles changent. Qu’es atau.

Le porteur se rend bien compte que la population ne veut pas de son projet parce qu’il n’est simplement pas bon, que c’est une mauvaise idée. Ce n’est pas grave d’avoir une mauvaise idée. Mais qu’est-ce qui empêche de l’abandonner ?
Les 2 millions déjà investis ? Mais ils sont déjà perdus ; et pour les justifier ils faudrait en perdre encore d’autres ?

L’honneur politique ? L’amour propre de quelques personnes, le respect et la reconnaissance envers un président qui fut un grand président et aura marqué l’histoire de notre département ? Cela, ce n’est pas à nous d’en juger. Mais l’amour propre, le respect démocratique, la dignité commandent aujourd’hui de cesser de diviser les citoyens autour de mauvais projets qu’ils n’ont pas demandés et que de toute évidence ils refusent. Et ce serait en effet la juste marque d’un grand président que de reconnaître ses erreurs.

Je l’ai dit en préambule, nous ne sommes pas venus participer à votre dialogue puisqu’il est illégitime. Nous sommes venus nous exprimer devant nos concitoyens et nos élus. Symboliquement, comme porte parole de nouTous, je quitterai la salle et laisserai ceux qui croient encore à la sincérité de ce dialogue discuter entre eux de détails alors que l’on n’a jamais parlé d’opportunité, concerté ni consulté la population.
Nous aurions, vous le voyez, des motifs d’être en colère tant la malhonnêteté et l’obstination du porteur devient indécente, alors qu’il y a tant de choses à faire et à construire ensemble à l’époque où nous vivons et dans la perspective de lendemains inquiétants. Nous aurions des choix cruciaux à faire ensemble, rapidement.
Et pourtant, nous le répétons, nous ne sommes les ennemis de personne, nous ne travaillons pour aucun parti, aucun camp, nous disons simplement les choses telles qu’elles sont.

Au nom de la population de ce territoire, qui s’est exprimée par sondages, par scrutin, par pétition et sur votre site même, convaincu que les élus qui nous représentent sauront enfin prendre leurs responsabilités et porter la parole de leurs électeurs, au nom de l’éthique, au nom du bon sens, au nom de l’intérêt général, au nom de la réconciliation, au nom des liens et des amitiés qui unissent ici élus et citoyens et que vous êtes en train de détruire, au nom de la démocratie, au nom de l’avenir, Mr le président du Conseil Départemental, nous vous demandons d’abandonner ce projet.


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