CP Lac d’Hossegor

mercredi 2 mars 2016
par  Maitre de la toile
popularité : 23%

Communiqué de presse

Les associations SEPANSO, Amis de la Terre, le collectif citoyens nouTous, s’inquiètent qu’aucune suite ne soit donnée à la collaboration promise par le SIVOM et les Mairies d’Hossegor, Capbreton et Seignosse, sur le règlement des problématiques liées au lac d’Hossegor.

La réunion prévue à l’automne concernant les diverses sources de pollution n’a pas eu lieu. Il était prévu que la commune de Capbreton dévoile à cette date son plan d’action pour mettre fin aux pollutions émanants des émissaires d’eaux pluviales se jetant dans le port.

Les pollutions bien qu’il n’y ait pas eu de pic donnant lieu à interdiction de commerce des huîtres, sont toujours présentes et la santé du public susceptible de consommer des produits de la pêche à pied dans le lac concrètement engagée. Nous avons, conformément à ce qu’exige la loi et le devoir d’information du public, sollicité le Maire d’Hossegor pour apposer des panneaux explicatifs et de mise en garde.

Voici l’information que délivrent les panneaux :
– arrêté préfectoral du 13 décembre 2010 ramassage des coquillages sur le lac
– interdit au public
– réglementé pour les professionnels

Ces panneaux ne disent rien du risque sanitaire encouru, ne différencient pas les coquillages fouisseurs (coques, palourdes, couteaux) et les huîtres, et interdisent de fait sans raison le ramassage des coquillages aux pêcheurs qui ne les consomment pas. La volonté politique de ménager les susceptibilités cause ici des torts à la vérité et à l’information légitime du public.

Concernant le désensablement, les analyses successives des campagnes OSPAR 2008 et 2014 effectuées par le laboratoire IFREMER attestent que les sédiments du lac susceptibles d’être transportés sur la plage de la savane sont pollués par les contaminants chimiques HAP et TBT notamment. Après plusieurs demandes réitérées, nous avons été obligés de saisir la CADA pour obtenir l’avis d’IFREMER sur le présent projet. Il apparaît de ce document que les études réalisées par l’IDRA sur lesquelles s’appuie l’avis d’IFREMER sont des études de qualité de l’eau et non des études sédimentaires, c’est-à-dire qu’elles s’appuient sur l’analyse de la pellicule de sable de surface, celui qui est lavé par les marées, alors qu’on va enlever par endroit 1 mètre de sable noir et de vase sans avoir analysé les couches en profondeur.

Il n’est donc impossible d’affirmer que les sables et vases extraits ne sont pas contaminés et ne présentent pas un danger sanitaire pour le public.

Nous avons appris par Sud-Ouest le dépôt d’un dossier de désensablement pour lequel nous n’avons pas été consultés. Cette manière de promettre aux associations une concertation tout en les tenant à l’écart des réflexions et des prises de décision nous semble parfaitement scandaleuses et impropre à faire avancer un dossier compliqué et délicat dans la sérénité et la compréhension.

Le bulletin municipal de Capbreton vient illustrer cet état d’esprit en colportant des contre-vérités qui finissent pas devenir des mensonges. Contrairement à ce qui est dit :
le volume d’eau entrant et sortant n’est pas lié à l’ensablement au contraire ; il y aura moins de renouvellement avec plus de profondeur d’eau.

il sera impossible de tirer des bords ou des travers sur un chenal ; ça ne changera rien pour la voile.

l’aménagement des alentours des parcs à huîtres n’a rien à voir avec le désensablement général et ce n’est certes pas la préoccupation première des ostréiculteurs.

Une grande partie des sédiments enlevés devraient être constitués de sable vaseux et de vase, le sable blanc ne représentant qu’une couche superficielle plus ou moins fine selon les secteurs. Ceux qui veulent se souvenir se souviendront que la plage fut durablement noire lors des dragages des années 70. Quid de la savane ?

Comme ce fut le cas en 92, il est à craindre que le sable noir et les vases polluées s’installent dans le lac à la place du sable blanc, entraînant les désagréments décrits par la SPSH dans son rapport de 2003 et la désertification des plages.

Les élus peuvent obliger une collectivité à prendre une décision incohérence pour des questions purement électorales, à force de persuasion et par dissimulation de la vérité. Cela ne change rien à la réalité.

Nous persistons à dire que les décisions prises aujourd’hui sont incohérentes, que les raisons du désensablement, dans l’état actuel des connaissances et des études sont fallacieuses et que la seule solution d’envisager durablement la gestion du sable dans le lac d’Hossegor est de l’envisager sous l’angle environnemental et seulement.

Aucun argument soi-disant économique ne tient d’ailleurs la route, au contraire. L’équilibre et la salubrité du lac sont les meilleurs garants de son attrait économique, et ses plages et bancs de sable blancs ses meilleurs ambassadeurs auprès des mouettes protégées et des enfants.

Nous tiendrons bien sûr le public informé des suites de cette affaire.

PNG - 77.3 ko

Navigation

Agenda

<<

2017

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930123
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Statistiques

Dernière mise à jour

vendredi 10 novembre 2017

Publication

519 Articles
17 Albums photo
Aucune brève
Aucun site
8 Auteurs

Visites

7 aujourd'hui
74 hier
216281 depuis le début
1 visiteur actuellement connecté