Compte rendu copil TEPos CC Mimizan et Haute Landes

lundi 8 juillet 2013
par  Maitre de la toile
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Le 27/06/2013, les Amis de la Terre étaient conviés à une réunion des CoPil des deux communautés de communes de Mimizan et de la Haute Landes. L’objectif commun de ces deux communautés de communes est d’entrer dans le club très fermé des TEPos. Un TEPos est un Territoire à Énergie Positive. Nous étions conviés pour la première fois à ces travaux.

La journée se déroulait en plusieurs parties. La matinée était consacrée à une série d’exposés, relativement enrichissants. En début d’après midi, deux visites au choix étaient programmées, ensuite chaque participant était convié à participer aux travaux d’un des deux CoPil.

Les exposés furent un peu trop nombreux ; comme toujours en voulant bien faire, les organisateurs surchargent un peu le découpage horaire. Il ne fut pas possible d’avoir des échanges optimum. La balance est toujours difficile à faire.

 CLER

Le Comité de Liaison Énergies Nouvelles [1] est une association créée en 1970, qui évolue vers la transition énergétique. Le CLER s’occupe :

  • d’Approche TEPos
  • de formation
  • de précarité énergétique.
  • d’efficacité énergétique

Le conférencier, Monsieur Yanick Régnier, a développé les exemples français de la communauté de communes du Mene [2], de Güssing en Autriche, et de Prato-alto-Stelvio en Italie.

Conférence intéressante, quelques axes de base importants ont été développés :

  • La collectivité locale devient le cœur, car les énergies généralisées sont difficilement planifiables à grande échelle.
  • Le projet est du territoire et non pas pour le territoire. (consensus et appropriation des habitants).
  • Travailler en réseaux (aidez moi à faire seul).
  • Approche globale : circulaire on résout plusieurs problèmes simultanément, par des actions interdépendantes.
  • L’autonomie énergétique ne doit pas être une isolation , l’échange est nécessaire.

Bien entendu, tout n’est pas parfait. Pour Le Mene, par exemple, nous avons à la base une mono industrie liée à l’élevage intensif et de transformation du cochon, avec ses pollutions, ces contraintes. Les déchets sont transformés par méthanisation, les extraits secs donnent de l’engrais. Autour de cela, il a été constitué un ensemble qui semble cohérent.

 Concours Plan Climat Dax

Voir le CR du débat sur la transition énergétique à Dax

 Ouatéco

Voir CR de la visite du pôle de Saint Geours de Maremne organisée par le Conseil Général

 Nobatek

Présentation de bâtiments à énergie positive. La présentation était notablement compliquée, nous n’avons pas retenu grand chose, si ce n’est les exemples de bâtiments réalisés ou en projet. Le conférencier a insisté sur les méthodes de calcul des efficacités énergétiques. Trop court, ou trop long. Cette structure est un CRT [3] (Centre de Ressources Technologiques).

 Rougeline/Vermilion

Nous touchons ici une chose étonnante. La société Vermilion finit de curer les derniers restes de pétrole dans le sous sol de Parentis. Ils injectent dans le sol une eau relativement chargée, ils remontent cette eau avec 3 % de pétrole. Le pétrole est extrait, l’eau et sa chimie renvoyée dans le sol. Mais cette eau, lorsqu’elle remonte, est chaude (environ 56° C). Après extraction du pétrole par deux techniques successives, l’eau reste à 40°C. Certaines mauvaises langues insinueront que pour ’ green washer ’ son image, la société Vermillon propose son eau chaude à 360 m3/h pour une utilisation thermique.

Le groupe ROUGELINE [4] est un regroupement de producteurs de légumes accès principalement sur la sériciculture des tomates et des fraises. Plusieurs vidéos sont disponibles et expliquent leurs techniques [5]. La serre est un outil important de leur mode de production. Le chauffage des serres peut représenter 40 % du coût de revient.

Grâce à l’utilisation de l’énergie fatale (chaleur perdue) de Vermilion, le chauffage des serres ne représente plus que 1 % du coût. Mais en fait, si l’on ajoute la maintenance des installations du vecteur de chaleur, le coût passe à 10 %. Rougeline fait un picage sur le circuit d’eau de Vermilion après enlèvement du pétrole. L’eau passe dans des échangeurs, et retourne à l’exploitation pétrolière.

La société Rougeline affirme se positionner sur des productions destinées au marché local, avec un bon pouvoir gustatif et qualité. Les serres sont en milieux confinés, la lutte biologique est utilisée sur des productions hors sol. Ils annoncent n’avoir utilisé l’an dernier que 10 kg de pesticides pour 10 ha de serres de tomates fonctionnant en production continue 8 mois sur 12. Le marché local permet une récolte des fruits à maturité.

 EHPAD

L’EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) de Mimizan vient d’être agrandi et restructuré. La présentation nous a montré l’intérêt d’une restructuration, tournée vers l’économie d’énergie. Le concept développé est intéressant, nous sommes en présence d’un mix énergétique.

En résumé, du point de vue énergie de chauffage, climatisation, eau chaude sanitaire uniquement, voici ce qui c’est passé. La surface de l’établissement était de 4496 m2. La consommation énergétique était de 1590 MWh ep, soit 372 kw/m2, pour un coût de 87 500 €. Après restructuration et agrandissement, la surface est passée à 8727 m2, pour une consommation prévisionnelle de 2311Mwh ep, soit 265 KW/m2, et un coût prévisionnel de 89 862 €. En réalité, après travaux, le bilan réel pour ces 8727 m2 de surface est de 2276 MWh ep (données corrigées des variations climatiques), soit 261 KW/m2, et 89 290 €. Le modèle n’était pas mal.

L’écart entre les deux coûts volumiques de l’énergie est lié au passage d’une énergie fioul, à un mix énergétique. Il comprend une pompe à chaleur eau eau sur nappe phréatique de 110 kw et 23 m3/h, une chaudière au granulé bois de 220 KW.

 APESA

APESA [6] (association Pour l’Environnement et la Sécurité en Aquitaine), est un centre technologique en environnement et maîtrise des risques, basé sur 4 sites en Aquitaine (Pau, Lescar, Bidart, Bordeaux).

L’intervenant nous a démontré le grand intérêt financier pour les collectivités d’équiper leur commune d’éoliennes grandes capacités. Ceci bien entendu, lorsque les conditions de vent sont réunies.

La démonstration fut limpide et claire, avec force chiffres à l’appui. Toutefois, dans leurs nombreuses actions, les Amis de la Terre ont appris à se méfier des démonstrations évidentes. Aussi, tant que nous n’avons pas reçu le dossier que nous avons demandé, nous ne sommes pas en capacité de nous positionner sur la validité de la démonstration.

 ENERCOOP

On ne présente plus Enercoop [7] cette coopérative de production et de commercialisation d’énergie dont les Amis de la Terre sont cofondateurs.

La structure travaille au développement de la production d’énergie renouvelables en lien avec les collectivités locales. Une antenne vient d’être créée à Bordeaux.

 Visite FP Bois

En début d’après midi, nous avons visité la chaufferie FP Bois. FP Bois [8] est une usine de transformation de pin des Landes spécialisée dans le parquet, les lambris en bois massif en pin des Landes. L’objectif de la chaufferie est de fournir de la vapeur sur-préssée, pour alimenter les séchoirs qui fonctionnent 24 h/24, et les fours de polymérisation de vernis. Il existe un contrat entre une filiale de Suez et FP Bois. A partir de la sciure, des déchets de rabotage..., la filiale de Suez Cofely [9] par contrat doit fournir la chaleur générée par la chaudière au bois. Il existe un contrat qui lie les deux parties. FP Bois vend 17 000 t de déchets de bois de production / an qui est transformée en chaleur. FP Bois revend au même prix la chaleur en retour des séchoirs et fours. La consommation est d’environ 50 t/jour. FP bois revend le reste des déchets de production bois (près de 13 000 t pour la réalisation de plaquettes, de pellets, et de panneaux de particules).

Nous touchons ici la problématique compliquée de ce genre de contrat, la technologie est relativement nouvelle, et remplace les vieilles chaudières au fuel.

 CoPil CC Mimizan

Le reste de l’après midi fut consacré au Copil des deux structures. Nous avons participé à celui de Mimizan. Il est piloté par l’APESA de PAU. Il s’agissait de faire émerger des idées pour aller vers une autonomie énergétique. Ceci aux travers de petits groupes de travail. Nous regrettons toutefois le manque d’information avant travaux, qui auraient permis de mieux cibler les axes importants. De même, il est regrettable que le transport ne soit pas pris en compte.

 Conclusion

Journée très intéressante, nous regrettons toutefois le manque de connaissance supposé des participants sur la problématique de la transition énergétique. Celle ci n’apparaissait pas dans l’ampleur du choc qu’elle risque de créer. Ce choc mal préparé pourrait anéantir les bonnes intentions louables des élus.



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